Samedi 22 décembre 2018 – Saint Joseph Dimanche 23 décembre 2018 – Sainte Jehanne

Publié le 27 Décembre 2018

Samedi 22 décembre 2018 – Saint Joseph

Dimanche 23 décembre 2018 – Sainte Jehanne

 

«Lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi»

 

Ø  Frères et sœurs bien-aimés, la Paix arrive toujours accompagnée. Nous en avons fait mémoire le 11 novembre dernier, avec Saint Martin, avec tous les efforts des soldats, des familles, des priants, des gouvernants. Nous le voyons sans cesse dans l’histoire et dans l’actualité : la PAIX n’arrive jamais seule, tout d’un coup, comme un coup de tonnerre. Non, elle se prépare, elle est portée par des hommes et des femmes de bonne volonté (RDC, Syrie, Ukraine, Corées avec un président catholique en Corée du Sud).

 

C’est sans doute, à l’approche de Noël, l’enseignement de l’épisode de la « Visitation ». Marie porte le Fils de Dieu en elle, elle porte la PAIX en personne, « le prince de la paix » mais cette paix n’arrive pas seule au monde : il y a des hommes, Joseph et Zacharie. Mais il y a surtout des femmes, Marie et Elisabeth, et le bébé Jean Baptiste, rempli de l’Esprit Saint, qui sont, pourrait-on dire, le premier « berceau » de Jésus ! Ceux qui l’accompagnent avant sa naissance.

 

Oui, la paix se prépare, elle s’accompagne, elle peut se ressentir du fond de son être, elle s’entend, elle s’annonce. Il en est de même dans nos familles et dans nos relations parfois conflictuelles :

- Qui peut nous aider à ne pas être dans un affrontement binaire ? Quelle personne pourrons-nous trouver pour être un « tiers » ?

- Le sacrement du pardon en amont, pour moi, ne va-t-il pas m’aider à préparer mon cœur, pour laisser place à la volonté de dialogue et de pardon ?

- Quelle histoire biblique ou de la vie des saints va m’aider à voir que la paix, impossible à l’œil nu, est « possible pour Dieu » comme le dit l’Ange Gabriel dans le récit de l’Annonciation ? (Je pense par exemple à l’histoire du loup de Gubbio, près d’Assise, qui terrorisait tout le monde et que François d’Assise a réussi à « raisonner », ou encore à l’exemple de Pierre et de Paul, parmi les premiers apôtres, qui se sont donnés l’accolade malgré des débuts un peu conflictuels...).

- Quelle est ma capacité d’ouverture à la surprise de Dieu, à l’œuvre étonnante de l’Esprit Saint qui vient nous remuer de l’intérieur pour nous conduire à la Paix ?

 

Tous ces exemples, toutes ces questions nous montrent que la Paix est un travail, un véritable « enfantement ». Et qu’il nous revient de ne pas tuer le bébé dans l’œuf, de faire advenir patiemment les paroles, les attitudes, les sentiments de paix que Jésus est venu apporter sur terre et dans nos cœurs ; ces comportements de paix qui sont si fragiles, et  si désirables, comme notre première demeure, notre demeure originelle qui est le cœur même de Dieu.

 

«Lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi»

 

Père Thibaud de La Serre

Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

Publié dans #Homélies

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