Homélie Samedi 9 mars 2019 – Saint Joseph Dimanche 10 mars 2019 - Sainte Jehanne

Publié le 24 Mars 2019

Samedi 9 mars 2019 – Saint Joseph

Dimanche 10 mars 2019 - Sainte Jehanne

 

«Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix,  il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression. »

 

Ø  Frères et sœurs bien-aimés, depuis mercredi des Cendres nous sommes tous embarqués dans le chemin du Carême, pour 40 jours ! (Cf. « mon année avec Jésus » pour les enfants). C’est un chemin à la fois personnel dans sa relation avec Dieu et d’ouverture aux autres. Mais je crois qu’étant donné l’actualité que Dieu nous donne, ce chemin de Carême doit être ecclésial, communautaire, plus proche de l’Eglise que nous devons tous être et constituer pour qu’elle soit une famille pure, fidèle et où il fait bon vivre...

 

Aujourd’hui, en ce début de Carême dans les lectures, il est question de la FAIM et de l’appétit que nous pouvons avoir ou pas.

 

La faim est un processus vital ! On  peut avoir l’impression de toujours avoir faim, ou avoir faim à certaines heures ou dans certaines conditions. Cela dépend de notre cerveau (l’hypothalamus)  et de notre sang (lorsque le sucre y est bas) d’après la médecine. Il en est donc pareil pour notre foi en Dieu : quand on a l’impression que Dieu n’est pas là, avec nous, dans notre vie, c’est comme si notre glycémie (le sucre) était basse … et donc on a faim de Dieu, on crie vers lui, parce qu’on sait, au fond de ses tripes, qu’il est là ! Et même quand on sait qu’il est là et qu’on le prie tous les jours, on a toujours faim de cette relation avec lui. C’est normal et naturel. Cela nous fait grandir, à tout âge.

 

Mais ce qui nous nourrit vraiment, c’est la nourriture que Dieu nous donne : c’est l’EUCHARISTIE, le « pain de la vie éternelle », le pain de la présence de Dieu, le Corps que Jésus Christ nous donne. Si on y réfléchit bien, à l’autel de l’église, Dieu le Père nous donne TOUT ce qu’il a : son Fils, ses entrailles, son cœur, même transpercé, c’est-à-dire tout son amour pour nous.

 

Satan, le tentateur, va dire à Jésus plusieurs fois « si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas, car des anges te protègeront » ou même sur la croix, le Vendredi saint, « si tu es le Fils de Dieu, descends de ta croix ». C’est pour lui faire croire qu’il n’a pas besoin de son Père ! Ou qu’il est inutile de souffrir pour nous, son Eglise... Mais c’est faux, c’est un mensonge. Car le diable ment et est le père du mensonge. JESUS, lui, vient nous SAUVER (ce que nous découvrons déjà avec Moïse et le « Salut » du peuple). Et il le fait avec toute son énergie, avec toutes ses tripes, en nous offrant son corps et son sang. Pour que nous ayons faim de Dieu et de la vérité. Alors, rapprochons-nous de Dieu !

 

«Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix,  il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression ».

 

Père Thibaud de La Serre

Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

Publié dans #Homélies

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article