Homélie du 27 juin 2021

Publié le 27 Juin 2021

Homélie du 27 juin 2021 –

Frères et sœurs dans le Christ Jésus,

Par grâce, nous sommes devenus des fils de lumière. L’erreur peut nous plonger dans la nuit. Ezéchiel remarquait : « c’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde ». Nous devons mener le combat spirituel afin de ne pas tomber dans l’obscurité de la mort. Le Christ est notre lumière. En lui est la plénitude de la vie. Pour Saint Grégoire de Nysse la vie chrétienne se caractérise par trois choses : « l’action, la parole, la pensée ».

 

1 – la pensée (de laquelle découlent les 2 autres)

Notre pensée chrétienne est formée par la révélation divine. Notre pensée reçoit la connaissance de Dieu du Christ Parole, à partir des Saintes Ecritures. Notre pensée acquiert et nourrit sa foi dans les symboles de foi de l’Eglise. Notre pensée entre en dialogue avec le Père, par le Fils, dans l’Esprit Saint, dans la prière. Prier ce n’est pas seulement dire un tas de choses, c’est faire silence en nous, pour que dans ce silence, l’amour de Dieu puisse se répandre en nous. Notre pensée se forme en recevant la loi naturelle ou la loi morale.

Notre pensée est sans cesse sollicitée par les bruissements du monde qui nous entoure. Elle reçoit beaucoup d’informations qu’elle doit classer, discerner, refuser ou développer. Notre pensée s’émerveille des joies, des bonnes nouvelles qui nous touchent. Elle n’est pas insensible au mal physique, psychique, moral, affectif, sociétal qui touche notre personne, notre famille, la société. Devant le mal, ce qui conduit au mal et l’auteur du mal, notre pensée de chrétien doit résolument se tourner vers le Christ, approcher le Christ, vouloir de lui guérison et  vie.

 

2 – la parole

Notre parole doit donc se faire l’écho de la présence du Christ en nous. Elle doit être empreinte de charité et de miséricorde. S’il est vrai qu’il n’y a pas de miséricorde sans justice et que renseigner un pécheur sur son péché est œuvre de miséricorde, notre parole ne doit pas faire état que de ce qui ne va pas. Notre parole doit se faire consolation, encouragement, compassion. Elle doit donner des paroles d’espérance et même de pardon … Elle doit se revêtir de respect et de prudence, telle celle des différents acteurs de l’évangile d’aujourd’hui. Notre parole doit aussi se taire pour faire advenir la parole de l’autre : me taire pour que l’autre existe. Avons-nous remarqué ? Sur la croix, la Parole se tait … Il est des occasions ou notre silence se fait parole. Notre parole doit dire les mots de la foi et prononcer le nom qui dépasse tout nom : Jésus !

Chers amis, devant les autres et avec les autres, notre parole peut s’emballer … voire déraper ! En fils et filles de lumière, interrogeons-nous, notre parole a-t-elle servi à rendre le monde plus beau ? Ou mieux, la parole que je vais dire va-t-elle servir à élever les pensées et les cœurs ?

 

3 – l’action

Saint Grégoire de Nysse insiste : « c’est par nature la même pureté que l’on voit dans le Christ, et chez celui qui participe au Christ ». Notre action se fait le juge de qui nous sommes. Notre action est le reflet de notre être intérieur. Notre vie chrétienne se voit par la générosité de notre don. Saint Paul rappelait que la charité ne doit pas nous mettre dans la gêne mais éveiller en nous le désir d’égalité. Au nom de la vertu de justice, perfectionnée par la vertu de charité, je dois aider celui qui est dans le besoin. Cette aide n’est pas que matérielle.

L’action du chrétien ne peut se situer à l’opposé de sa pensée et de sa parole. Devant la souffrance quelle qu’elle soit, devant le mal et même face à notre propre péché, nous devons recourir au Christ. De lui sort une force : celle de la guérison et de la vie. S’approcher du Christ à la manière de l’hémorroïsse et toucher le bord de son vêtement c’est vivre des sacrements. Peut-on communier le dimanche, dire « Je crois en Dieu » et toute la semaine vivre de l’horoscope ?

Devant la souffrance nous sommes parfois prêts à tout même à recourir à des guérisseurs, des désenvouteurs et autres médiums … parfois, sans discernement. De qui vient la vie ? De qui vient la guérison ? Sommes-nous sûrs que toutes ces pratiques viennent de Dieu ? Je nous mets en garde. Ces pratiques sont parfois accompagnées d’occultisme, et le fils de la lumière, guéri d’un mal se retrouve plongé dans l’obscurité, pris dans les cernes du Malin. Toute guérison n’apporte pas le salut.

Approchons-nous de celui qui sauve dans cette eucharistie, présentant notre pensée, notre parole et notre action. Qu’elles servent la gloire de Dieu et le salut du monde.                                                                Amen   

                                                                                                                                                        Votre Abbé, Jérôme

Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

Publié dans #Homélies

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