Homélie du 25 septembre 2022, 26ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C

Publié le 25 Septembre 2022

Homélie du 25 septembre 2022, 26ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C

Homélie du 25 septembre 2022, 26ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C


Frères et sœurs dans le Christ Jésus, 
Dimanche dernier, l’Evangile s’achevait ainsi : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent ». Que cette « maxime » 
soit un trait d’union entre l’Evangile que nous venons d’entendre et mes propos. 
Pour faire retentir en nous l’écho de la Parole de Dieu, je me risquerai ce matin à 3 termes : Miséricorde – Riche – Croyant


1- Miséricorde :
Le logo qui illustre cette année ce temps de la création (du 1erseptembre au 4 octobre) reprend l’image du buisson ardent. 
Sur le Mont Horeb, Dieu s’adressait à Moïse dans le buisson ardent : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est 
en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. » (Ex 3,14). La misère de 
l’homme, ses souffrances touchent Dieu en plein cœur. C’est tout le sens de « Miséricorde » : la misère du pauvre touche 
Dieu en plein cœur. C’est ce que signifie le nom de Lazare : de l'hébreu el'azar, « Dieu a secouru ». Dieu a secouru le 
pauvre et cette action même de Dieu qui dit sa miséricorde donne l’identité au pauvre. Le pauvre porte un nom. Il s’appelle 
Lazare, le riche n’a pas de nom.
Dieu vient au secours du pauvre, et dans une de ses béatitudes Saint Luc résumait : « Heureux, vous les 
pauvres : le royaume de Dieu est à vous ! » (Lc 6,20)
Si les vêtements du riche sont qualifiés, « pourpre et lin fin », Lazare est revêtu de ses propres ulcères que les chiens 
viennent lécher. Les festins somptueux du riche s’opposent à la faim du misérable Lazare qui gît devant le portail … La 
misère des Lazare de mon quotidien touche-t-elle mon cœur comme elle touche le cœur de Dieu : faim, soif, nudité, 
maladie, prison, migration, fin de vie, illettrisme, inégalités, injustices, famines, guerres … Les pauvres sont partout et 
Saint Vincent de Paul, dont c’est la fête cette semaine, nous le répèterait sans cesse : « les pauvres sont vos maîtres ». 


2- Riche :
Qui est donc ce riche de l’Evangile ? - heureux aujourd’hui, malheureux dans l’éternité. Saint Luc résumerait son existence 
ainsi : « Mais malheureux, vous les riches : vous avez votre consolation ! » Ce riche qui n’a pas de nom, c’est moi ; c’est 
toi ! C’est chacun de nous. Il n’y a qu’à constater le poids de nos poubelles, de nos gaspillages, de notre surconsommation, 
tandis que Lazare gît, ulcéré par notre mode de vie, devant notre portail. Nous sommes tous le riche d’un autre. Nous 
sommes riches lorsque nous sommes suffisants, que nous ne créons pas le manque dans nos existences ; quand tellement 
pleins de tout, non seulement nous sommes aveuglés pour voir le pauvre à nos pieds, mais en plus nous ne nous 
apercevons pas que nous avons mis Dieu à la porte de nos existences, ce Dieu dont la Parole, aujourd’hui, veut nous 
réveiller. 
Ce dimanche met encore en évidence l’épineuse question de l’argent : Dieu nous situe devant cette réalité. Elle n’est pas 
le cœur de nos vies mais elle est au cœur de nos existences. Puissions-nous voir le pauvre à notre porte ! Nous devons 
faire un choix : être des hommes et des femmes fraternels, ou des indifférents qui ignorent le Ressuscité en ignorant le 
pauvre !


3- Croyant :
Abraham est le père des croyants. Mais il y a dans notre foi bien plus qu’Abraham. Il y a son Dieu qui s’est fait son fils : 
Jésus lui-même. Sur son chemin de croix, son corps s’est rendu semblable à celui de Lazare. Rejeté, humilié, frappé, peut￾être même ignoré, il a connu la soif … Il a porté les souffrances du pauvre, il a pris l’habit du mendiant, quand bien même 
cet habit a été la nudité du condamné. Mais il est ressuscité et sa résurrection a transformé nos vies. Par notre baptême, 
nous sommes ressuscités, nous avons revêtus le Christ. Recherchons « la justice, la charité, la persévérance, la douceur ! » 
Saint Jérôme, que nous fêtons cette semaine, affirmait au sujet de l’Ecriture Sainte : « Ignorer les Ecritures c’est ignorer 
le Christ ». Ce dimanche l’Ecriture s’est faite Parole de Dieu. En écho à celle-ci, et en plagiant Saint Jérôme, permettez￾moi d’insister : ignorer le pauvre, c’est ignorer le Christ. Que la Parole de Dieu de ce jour ne nous décourage pas. Au 
contraire, elle est parole de vie, qu’elle soit pour chacun de nous parole de conversion.
Accueillons la réalité du pauvre comme sacrement. Le pauvre est le signe visible et efficace du Christ qui aime, du Christ 
qui nous appelle à aimer. Servons le Christ à travers le pauvre.
Amen

Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

Publié dans #Homélies

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