Publié le 30 Janvier 2014

Jésus disait encore à ses disciples cette parabole : « Est-ce que la lampe vient pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N'est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ? Car rien n'est caché, sinon pour être manifesté ; rien n'a été gardé secret, sinon pour venir au grand jour. Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! » Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure dont vous vous servez servira aussi pour vous, et vous aurez encore plus. Car celui qui a recevra encore ; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. »

Quel rapport y a-t-il donc entre ces deux affirmations, l’une sur la lumière, l’autre sur l’écoute ? Cela me fait penser au brouhaha du rien, le mugissement du néant d’avant la création, où le tohubohu était le seul à bruisser. Comme en moi lorsque je me laisse capter par mille sollicitations. Une parole fit taire, ou plutôt ordonna ce désordre en une musique éternelle : « Que la Lumière soit » Faire attention à ce que nous attendons, c’est inviter la Lumière, c’est mettre tous nos « récepteurs » sous l’éclairage de Celui qui nous dit « Shema Israël ». C’est prendre sa Lumière monde pour qu’elle éclaire vraiment tout, et nous ouvre à la réalité, plutôt qu’à nos préjugés ou nos projets autocentrés.

Je dînais, pendant la période de Noël, avec des amis, et nous avions mis des bougies, pour que ce soit plus chaleureux. Mais on n’y voyait goutte. Les lumignons étaient au ras de la nappe, et la lumière s’arrêtait au rebord saillant de nos assiettes. Compliqué pour dépecer un poisson. Puis l’un d’entre nous eut l’idée de poser son lumignon en hauteur… « Et la Lumière fut ». Tant que je laisserai cette Lumière au ras du sol de mes désirs premiers, tant que je ne La placerai pas, elle-même, « au plus haut de ma joie », comme le psaume 136 dit de Jérusalem (céleste, celle d’Ap21), je n’y verrai rien. Même ce que je verrai sera néant, tohubohu originel indéchiffrable.

La Lumière existe, nul ne peut l’arrêter, pas même les ténèbres, dit Jean. Mais il faut que je lui donne sa place en moi, la plus haute, cette Lumière de Tendresse pure, à écouter comme le pur trésor. « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ». Alors en écoutant cette Lumière, je pourrai déchiffrer, entendre la musique du monde avec la même tendresse : le Royaume aura trouvé au moins une petite place en moi. Voilà la mesure sans mesure, car nul ne peut mesurer le poids d’un rayon lumineux, sinon son poids de « gloire », c'est-à-dire la Vérité qu’il manifeste sur toute chose, et jusqu’à nos zones d’ombres... Et cela sera contagieux, car si la Lumière n’est pas arrêtée, c’est qu’Elle Se réfléchit sur notre entourage. Et si nous sommes plusieurs, nous mettrons le feu au monde… comme aurait pu dire Catherine de Sienne !

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Four solaire d’Odeillo.

                                                                                                                 D.P.

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Publié le 23 Janvier 2014

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                  Que de trésors récoltés en 2013!

 

 

 

Parmi tous les grands et beaux évènements que nous avons vécus ENSEMBLE, porteurs de trésors inestimables de solidarité, de partage et d’amour,  il en est un qui revêt un caractère tout particulier :

La visite pastorale de notre Evêque !

Venu en « PELERIN », il nous a invités à voir dans la commune du Passage, et dans notre Paroisse,

« la Vallée des Merveilles ».

Par sa visite, Monseigneur Hubert HERBRETEAU, nous dit :

« C’est Dieu qui vous visite ! »

Partageant tout avec nous, Monseigneur HERBRETEAU nous a confirmés et affermis dans la Foi tout au long de cette merveilleuse semaine du 3 au 9 juin 2013.

A l’image de notre Pape François qui nous dit :

« Choisi parce que pardonné »,

notre Evêque est venu à la périphérie de notre paroisse, vers nos territoires non encore évangélisés, nous incitant à les visiter car ils sont, comme chacun de nous :

 « Appelés parce que Pardonnés ».

 

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Bonne et heureuse année à TOUS! 

                                                                 Le Père jean-Claude et toute l'équipe paroissiale                

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Publié le 19 Janvier 2014

 

Sainte Jehanne

 

 

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Publié le 13 Janvier 2014

 

Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui. Jean voulait l'en empêcher et disait : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! »Mais Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse-moi faire ; c'est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. » Alors Jean le laisse faire. 

Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau ; voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour. »

 

Jusque là, j’avais compris la demande que Jésus adresse à Jean comme une manière de transfigurer notre baptême, qui d’un baptême de conversion pour la rémission des péchés devient un baptême d’adoption. Mais ce soir, la manière dont l’Evangile a été lu insistait sur la réponse de Jean. Et je me suis mis dans la peau de cet homme désarçonné … « C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par Toi, et c’est Toi qui viens à moi ». Bien sûr, j’ai été baptisé lorsque j’étais tout petit, adopté, et ce pour l’éternité. Mais c’est un peu comme la demande « je ne suis pas digne de Te recevoir, mais dis seulement une Parole, et je serai guéri ». Cette Parole fut dite une fois pour toutes sur la croix, et pourtant, j’ai tant besoin de l’entendre. Comme deux amants ont besoin d’un geste de tendresse quotidien…

Oui, c’est Jésus qui vient à moi, tous les jours, qui se fait présent de mille manières, parfois avec facétie, toujours avec une immense délicatesse… Et je me suis demandé, dès lors, quel pouvait être le baptême que je pouvais bien Lui offrir, moi qui suis la dernière roue de la charrette…

Baptiser quelqu’un, c’est lui donner son nom. Dans certains peuples, on attend sagement de voir le caractère de l’enfant pour choisir. Il faudrait donc un nom qui porte en lui toute l’histoire qu’Il me fait vivre et qu’Il vit à mes côtés. Un nom que je pourrais dire quand on me pose la question du ps. 41 « Où est-Il, ton Dieu ? » Un nom qui ne soit pas un mot tout fait, mais la réponse unique, puisque je suis aimé de manière unique, à la question « pour vous, qui Suis-Je ? »

Je me disais que ce nom ne peut être dit que dans un regard, dans un élan. Et alors j’ai prié que ma vie devienne ce nom, que ma vie soit cette louange, que ma vie soit cette action de grâce pour tout ce qu’il m’a été donné de recevoir, de dire, de faire, d’être.

 bb.jpgEt je repensais au caillou blanc d’Ap2.17 sur lequel sera gravé ce nom que je serai seul à connaître, qui sera en quelque sorte la somme de tous ses gestes d’amour envers moi, tout au long de ma vie. Et je me disais que dans ce cas, ce nom sera, comme à l’envers, le nom que je désirerais tant Lui donner par tout ce que ma vie témoignera de Lui. Un nom qui dira « je T’aime », mais surtout « Tu m’as aimé », que je ne saurai dire qu’avec le fort accent de mes imperfections, mais Lui m’apprendra, alors, son langage parfait.

 

 D.P

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