Publié le 29 Octobre 2018

Messe et Bénédiction des tombes aux cimetières

Les chrétiens sont invités à se réunir autour de la croix centrale avec leurs familles.

Le prêtre bénira les tombes des familles présentes.

Chacun poursuivra la prière sur la tombe de sa famille et pendant la célébration de l'Eucharistie qui lui est liée.

Ceci pour Saint Urbain (Dolmayrac), pour Sainte Jehanne (Ganet), pour Saint Joseph (Monbusq).

  • Sainte Jehanne

Dimanche 28 octobre 2018

9h30 : Bénédiction des tombes (cimetière de Ganet)

10h30 : Messe

  • Saint Urbain

Mercredi 31 octobre 2018

17h15 : Bénédiction des tombes (cimetière de Dolmayrac)

18h00 : messe de la Toussaint

  • Saint Joseph

Jeudi 01 novembre 2018

10h30 : Messe de la Toussaint

&&H'( : Bénédiction des tombes (cimetière de Monbusq)

Messe pour tous les Défunts

Vendredi  novembre 2018

9h30 : Saint Urbain

Revenir vers Dieu par le sacrement du pardon

  • Confessions individuelles

Jeudi 25 octobre 2018

18h30 : Sainte Jehanne

Vendredi 26 octobre 2018

9h30-10h30 ; Saint Urbain

  • Célébration pénitentielle

Mardi 30 octobre 2018

18h30 - 19h30 : Saint Joseph

 

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Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

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Publié le 28 Octobre 2018

«Engendré, non pas créé, de même nature que le Père et par lui tout a été fait»

 

Frères et sœurs bien aimés, vous reconnaissez cette phrase, qui n’est pas tirée de la Bible mais du Credo de Nicée-Constantinople.

 

La notion de « serviteur » et de service dont il et question ce dimanche dans les textes bibliques et que Jésus endosse, est une nouvelle importante de l’Evangile. Pour autant, elle ne doit pas nous tromper sur la nature même de Jésus pour nous. Car Jésus est réellement vraiment homme et vraiment Dieu. « En Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux, tenons donc ferme l’affirmation de notre foi » dit la Lettre aux Hébreux dans la deuxième lecture.

 

Or, aujourd’hui, beaucoup de chrétiens ont une fâcheuse tendance à atténuer la divinité de Jésus, influencés par une certaine gentillesse et bienveillance vis-à-vis de l’Islam qui parle d’un « Isha, fils de Marie », mais qui n’est pas mort sur la croix, et qui est pour eux un prophète mais non le Fils unique de Dieu. De même certaines personnes plus ou moins influentes, notamment en littérature, mettent en doute la conception de Jésus qui vient du Saint Esprit (évangiles de saint Marc, de saint Luc et de saint Jean) et non de Joseph, je pense par exemple à Frédéric Lenoir ou Eric-Emmanuel Schmitt, dans des genres différents mais qui sont des auteurs à succès.

 

Pourtant, dans l’Ecriture sainte il nous est révélé que Jésus ne peut être Dieu lui-même, le Sauveur et notre Seigneur, s’il n’est pas pleinement « de même nature que le Père ». Le relativisme d’aujourd’hui, déjà dénoncé par Benoît XVI, est donc une grave erreur. Il peut sembler en apparence ne pas avoir de conséquence pour le commun des mortels, être « des débats de théologiens », mais en fait ce relativisme a des conséquences pratiques tout à fait néfastes. Car si Jésus n’est pas vraiment Dieu, mais seulement un homme (une créature) investi d’un pouvoir ou d’une mission « divine », alors la Parole de Dieu n’est pas « sa » parole, alors l’unité du Père, du Fils et du Saint Esprit est vide de sens . Alors aussi les sacrements ne sont que des symboles humains sans valeur rédemptrice, je pense à l’Eucharistie à laquelle nous communions et qui nous garde dans la vie éternelle (Jean 6), je pense à l’absolution dans le sacrement du pardon, et bien sûr au baptême qui nous fait entrer dans l’adoption filiale et la vie éternelle... Voilà ce que nous croyons depuis les Apôtres, depuis les Pères de l’Eglise et aujourd’hui sur tous les continents.

 

Je voudrais par exemple vous citer quelques lignes de Saint Phébade, le premier évêque d’Agen attesté, à l’époque de Saint Hilaire de Poitiers et pendant la crise arienne de l’Église au IVème siècle.  Il y a quelques années (2009-2010), nous avons à plusieurs, écrit un petit livre, sous la direction du Père Philippe Molac, à l’époque à l’Institut catholique de Toulouse, intitulé « Ce Jésus est notre Seigneur, Petite catéchèse à l’école de St Phébade ». Voilà ce qu’écrit Phébade vers 358, dans son Livre contre les Ariens (Contra Arianos) : « nous croyons qu’il y avait deux natures en notre Seigneur, l’une divine et l’autre humaine, et qu’ainsi il était immortel selon la première et mortel selon la seconde. De fait suivant l’une il est né, selon l’autre il s’est révélé ; suivant l’une il est immortel, suivant l’autre il est mortel. » (p.72)

 

Et encore, un extrait du commentaire écrit par le Père Jean-Jacques Fauconnet, intitulé « Le Fils n’a rien perdu de sa divinité » : « Dans le mystère de l’incarnation, nous affirmons que le Fils s’est fait homme. Non pas comme Zeus prend l’apparence d’un cygne pour séduire Léda, mais en assumant entièrement notre condition. La condition divine et la condition humaine sont-elles donc compatibles ? Il semble bien que non, si l’on s’en tient aux idées communes sur Dieu.

En effet, l'homme a tendance à s'imaginer Dieu comme une image agrandie de lui-même, la finitude humaine devenant l'infinie perfection de Dieu, et la faiblesse toute-puissance. La jalousie même de Dieu est confondue avec celle de l'homme alors qu'elle en est le contraire. Dès le début de son évangile, saint Jean nous met en garde contre ces idées naturelles en nous rappelant : « Dieu personne ne l’a jamais vu ; le Fils Unique, qui est dans le sein du Père, lui l’a fait connaître.» (Jn 1, 18) (…) Le Fils est Dieu, mais il n’est pas le Père, c’est Lui et non le Père ou l’Esprit qui se fait homme. D’ailleurs, c’est pour Lui, pour être son épouse que l’humanité a été créée. S’étant détournée de Lui et tombée dans l’esclavage du péché, elle a eu besoin d’être rejointe et rachetée par Lui. Sauvée, elle peut entrer dans la joie des noces, ou chacun renonce à soi pour se donner à l’autre. C’est bien ce qu’a vécu l’homme Jésus en sa Passion, et par Lui, c’est Dieu le Fils qui l’a vécu. » (p. 45)

 

Saint Phébade explique le Symbole de la foi en écrivant : « Jésus, non pas créé mais engendré, non à partir de rien, mais à partir du Père, d’une seule substance avec le Père (…) et tout ce qui est dans le Père a engendré le Fils tout entier ».

Oui, vraiment le Père et le Fils ne font qu’un. C’est ce que nous vivons dans la Prière Eucharistique, que nous allons offrir ce matin et que nous offrons à chaque messe, pour le Père, par le Fils et dans l’Esprit.

 

« Engendré, non pas créé, de même nature que le Père et par lui tout a été fait ».

 

Amen.

 

 

Père Thibaud de La Serre

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Publié le 28 Octobre 2018

Agenda de la semaine

 

Mardi 30 octobre

Célébration pénitentielle

à Saint Joseph de 18h30 à 19h30

 

31 octobre – 1er novembre

Célébrations de la Toussaint

(voir affiche)

 

2 - 3 - 4 novembre

Retraite de confirmation

des adolescents à Lourdes

 

Prochaines dates à retenir

 

 - 18 novembre, Confirmation de 6 jeunes

par Mgr Herbreteau à Ste Jehanne.

 

 - 25 novembre : vide grenier paroisse

Sainte Catherine du Passage.

 

 - 14 décembre : Conférence et échanges

sur Laudato Si et l’écologie intégrale.

 

 - 16 décembre : Inauguration et bénédiction

de la salle Mgr Johan restaurée,

    par Mgr Herbreteau.

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Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

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Publié le 28 Octobre 2018

« Rabbouni, que je retrouve la vue » (Mc 10, 46b-52)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    tandis que Jésus sortait de Jéricho
avec ses disciples et une foule nombreuse,
le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait,
était assis au bord du chemin.
    Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth,
il se mit à crier :
« Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
    Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire,
mais il criait de plus belle :
« Fils de David, prends pitié de moi ! »
    Jésus s’arrête et dit :
« Appelez-le. »
On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :
« Confiance, lève-toi ;
il t’appelle. »
    L’aveugle jeta son manteau,
bondit et courut vers Jésus.
    Prenant la parole, Jésus lui dit :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
L’aveugle lui dit :
« Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
    Et Jésus lui dit :
« Va, ta foi t’a sauvé. »
Aussitôt l’homme retrouva la vue,
et il suivait Jésus sur le chemin.

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Publié le 22 Octobre 2018

Seigneur Jésus,

ton Eglise qui chemine vers le synode

Tourne son regard vers tous les jeunes du monde.

Nous te prions pour qu’avec courage

ils prennent en main leur vie, qu’ils aspirent

aux choses les plus belles et les plus profondes

et qu’ils conservent toujours un cœur libre.

 

Aide-les à répondre,

accompagnés par des guides sages et généreux,

à l’appel que tu adresses à chacun d’entre eux,

pour qu’ils réalisent leur projet de vie

et parviennent au bonheur.

Tiens leur cœur ouvert aux grands rêves

et rends-les attentifs au bien des frères.

 

Comme le Disciple aimé,

qu’ils soient eux aussi au pied de la Croix

pour accueillir ta Mère, la recevant de Toi en don.

Qu’ils soient les témoins de ta Résurrection

Et qu’ils sachent te reconnaître, vivant à leurs côtés,

annonçant avec joie que Tu es le Seigneur.

 

Amen.

Pape François

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Publié le 22 Octobre 2018

Mardi 23 octobre

Pas de permanence le matin

 

Mardi 23 octobre

Formation des prêtres du diocèse

à Bon Encontre

 

Mercredi 24 octobre

Rencontre des prêtres du doyenné

de l’Agenais

 

Mercredi 24 octobre

Rencontre des étudiants d’Agen

sur le thème des Anges gardiens

(Rdv 19h15 à la Boussole)

 

TOUSSAINT 2018

Confessions, Messes et bénédiction des tombes (Voir tract vert)

 

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Publié le 22 Octobre 2018

«A côté de la sagesse, j’ai tenu pour rien la richesse (…), tout l’or du monde auprès d’elle n’est qu’un peu de sable»

 

Frères et sœurs bien aimés, il est possible de changer la société quand elle va mal. Il y a des choses à faire, des attitudes concrètes à convertir, et pas seulement par les autres et par l’Etat, même si l’Etat a beaucoup à faire.

 

Mais, il est nécessaire d’abord de vérifier sa « philosophie de vie », le principe et le sens que l’on donne à la vie (en grec « sophia » veut dire « sagesse ») ! Car c’est bien elle qui nous aidera à changer, avec l’aide de Dieu.

Exemple : Pour secourir des institutions financières, il y a quelques années et encore récemment, les Etats ont trouvé des milliards...milliards qu’ils ne trouvent pas quand il faut secourir les plus pauvres et les affamés chez eux ou aux frontières ! Aujourd’hui, il y a une « cause humaine mondiale » et non une crise « boursière », mais là on ne sait pas faire… !.

 

La Doctrine sociale de l’Eglise nous rappelle que la solidarité est une vertu (c’est-à-dire une qualité), une vertu morale, et non pas un sentiment de compassion vague ou d’attendrissement superficiel pour les personnes en difficulté. Au contraire, dit Saint Jean-Paul II : « la solidarité c’est la détermination ferme et persévérante de travailler pour le bien commun (…). Si, dans une certaine mesure, tous sont responsables de tous, chacun a le devoir de s’engager pour le développement économique de tous. C’est un devoir de solidarité et justice, mais c’est aussi la meilleure voie pour faire progresser l’humanité tout entière ».

 

Notre vie est « morale » (c’est-à-dire bonne), si nous savons passer d’une « économie liquide à une économie sociale » dit le Pape François. Car le développement de la société ne peut être réduit à une seule accumulation des biens, des richesses, ni même des services. Et ceci est à contre-courant de la philosophie de vie de beaucoup aujourd’hui !

 

Le pape Paul VI et Monseigneur Oscar ROMERO, assassiné en pleine messe en mars 1980 au Salvador après avoir appelé à désobéir à une structure de péché mais à écouter sa conscience, sont canonisés ce dimanche à Rome. Ils sont des prophètes pour notre monde moderne.

 

Ne nous décourageons pas ! Dieu n’est ni contre les riches, ni capitaliste, ni socialiste, ni communiste ! Il est « sage » et nous montre la voie de la sagesse. « Sa parole est vivante et énergique », dit la Lettre aux Hébreux, pour conseiller ce qui ne va pas en nous et dans notre société.

Par exemple : le Loto paroissial que nous venons de vivre vendredi dernier : il était au profit des travaux de la grande salle à la suite de l’an dernier où nous avions versé 900 Euros pour l’Aide à l’Église en Détresse (les chrétiens persécutés). Ce temps fort ne brasse pas énormément d’argent, mais il crée un vrai lien social et est le lieu d’un appel au don pour les commerçants ou les particuliers.

La Grande Salle, dite « Monseigneur Johan » : nous ne la louerons pas d’abord pour rembourser les impôts et les frais occasionnés, mais pour favoriser le lien social par de futurs repas, un parcours Alpha, etc.…

«A côté de la sagesse, j’ai tenu pour rien la richesse (…), tout l’or du monde auprès d’elle n’est qu’un peu de sable».

 

Père Thibaud de La Serre

curé.

 

 

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Publié le 21 Octobre 2018

« Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10, 35-45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jacques et Jean, les fils de Zébédée,
s’approchent de Jésus et lui disent :
« Maître, ce que nous allons te demander,
nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
    Il leur dit :
« Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
    Ils lui répondirent :
« Donne-nous de siéger,
l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ta gloire. »
    Jésus leur dit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire,
être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
    Ils lui dirent :
« Nous le pouvons. »
Jésus leur dit :
« La coupe que je vais boire, vous la boirez ;
et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
    Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé. »

    Les dix autres, qui avaient entendu,
se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
    Jésus les appela et leur dit :
 « Vous le savez :
ceux que l’on regarde comme chefs des nations
les commandent en maîtres ;
les grands leur font sentir leur pouvoir.
    Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.
Celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur.
    Celui qui veut être parmi vous le premier
sera l’esclave de tous :
    car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

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Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

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Publié le 14 Octobre 2018

Agenda de la semaine

 

Mardi 16 octobre

Rencontre  du Mouvement Chrétien des Retraités (MCR) au Centre Saint Jacques à Agen, à 14h45

 

Jeudi 18 octobre

Rencontre de l’EAP à 20h00

 

Samedi 20 octobre

Balade architecturale à vélo. Inscrip. 05 53 48 46 70

 

20-21-22 octobre

Rassemblement des Lycéens de l’Aquitaine à Bergerac

 

TOUSSAINT : voir affichage

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Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

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Publié le 14 Octobre 2018

« C’est en raison de la dureté de vos cœurs que Moïse a formulé pour vous cette règle. Mais au commencement Dieu les fit homme et femme, (…) et tous deux deviendront une seule chair»

 

Frères et sœurs bien aimés, le cœur de l’Evangile est que tous les hommes se sentent aimés par Dieu : TOUS les hommes,... ceux qui se sentent bons, bien « nets », ce qui est une donnée subjective, et ceux qui se sentent mauvais, ou « pas en règle ». Mais aussi ceux qui suivent objectivement un bon chemin (au prix de certains sacrifices) ou ceux qui n’arrivent pas à suivre un bon chemin mais qui essaient. J’exclue ici ceux qui refusent Dieu : Dieu les aime aussi, mais ce sont eux qui s’écartent volontairement de Lui. « Tous les poissons sont dans le même filet » comme disait le Père Thomasset, jésuite, qui est venu nous enseigner pour les journées de rentrée pastorale du diocèse sur Amoris Laetitia (La joie de l’amour, l’exhortation du pape sur l’amour dans le mariage et dans la famille, de mars 2016).

 

Oui, le Seigneur veut le BONHEUR pour tous (cf. livre de caté des 6ème et 5ème « heureux d’aimer »), il veut que nous soyons profondément heureux, et que nous visions le bonheur. C’est-à-dire que nous le recherchions comme un but, le bout du chemin ; mais ce bonheur est parfois entouré d’épines…Le bonheur et l’amour de la famille (lectures d’aujourd’hui), en fait c’est comme une rose ou un artichaut ! Ou une rose dans un artichaut !!!

Je m’explique :

La beauté de l’amour attire comme une belle rose (un beau couple, la tendresse, des enfants heureux, de l’abnégation pour l’autre, le sens du service, des consacrés rayonnants). Mais pour y arriver, il faut accepter du temps et des épines. Ou encore la beauté de l’amour peut être comme la douceur d’un « cœur d’artichaut », comme le cœur miséricordieux de Dieu ! Car au contraire de l’expression, il y a des obstacles pour atteindre le cœur d’artichaut ! (feuilles, toison, haute tige). Quand on parle de l’amour dans les familles, de l’amour dans le couple, il y a aussi le cœur (qui est magnifique) et il y a les écrans ou les obstacles.

 

L’enseignement de l’Eglise sur le mariage et l’amour de la famille est finalement peu connu, de St Thomas d’Aquin au Pape François, en passant par St Jean-Paul II. C’est difficile d’en parler « en chaire », pendant une prédication dominicale, car cela touche à l’intime de l’amour d’un couple et à sa visibilité extérieure, et que chacun peut se sentir jugé ou mal comprendre. Nous ne sommes pas tous dans un même moule humain. Et trop souvent on s’arrête « aux petites phrases », aux caricatures rapportées (par exemple : « l’Eglise demande que les femmes battues restent avec leur mari sinon elles laissent la place à l’adultère », ou encore « les divorcés ne peuvent plus communier », ou bien « les divorcés remariés sont exclus de l’Eglise » : C’est FAUX ! Plusieurs parmi nous ici peuvent d’ailleurs en témoigner.

...C’est comme avec les artichauts ou les roses : il faut du temps pour pouvoir accéder au cœur et sentir la véritable odeur de l’Evangile de Jésus sur l’amour des époux et de la famille !

 

Je voudrais vous citer pour finir deux petits extraits du pape François dans cette exhortation apostolique « La joie de l’amour » :

AL N° 122 : « il ne faut pas confondre des plans différents : il ne faut pas faire peser sur deux personnes ayant leurs limites la terrible charge d’avoir à reproduire de manière parfaite l’union qui existe entre le Christ et son Église ; parce que le mariage, en tant que signe, implique « un processus dynamique qui va peu à peu de l'avant grâce à l'intégration progressive des dons de Dieu. »

 

 

et AL 293 : « Les Pères se sont également penchés sur la situation particulière d’un mariage seulement civil ou même, toute proportion gardée, d’une pure cohabitation où « quand l’union atteint une stabilité consistante à travers un lien public, elle est caractérisée par une affection profonde, confère des responsabilités à l’égard des enfants, donne la capacité de surmonter les épreuves et peut être considérée comme une occasion à accompagner dans le développement menant au sacrement du mariage ». D’autre part, il est préoccupant que de nombreux jeunes se méfient aujourd’hui du mariage et cohabitent en reportant indéfiniment l’engagement conjugal, tandis que d’autres mettent un terme à l’engagement pris et en instaurent immédiatement un nouveau. Ceux-là « qui font partie de l’Église ont besoin d’une attention pastorale miséricordieuse et encourageante ». En effet, non seulement la promotion du mariage chrétien revient aux Pasteurs, mais aussi « le discernement pastoral des situations de beaucoup de gens qui ne vivent plus dans cette situation » pour « entrer en dialogue pastoral avec ces personnes afin de mettre en évidence les éléments de leur vie qui peuvent conduire à une plus grande ouverture à l’Évangile du mariage dans sa plénitude ». Dans le discernement pastoral, il convient d’identifier « les éléments qui peuvent favoriser l’évangélisation et la croissance humaine et spirituelle. »

 

 

Jésus dit des choses sur le sujet, et même radicales. A nous de les écouter, les comprendre, sans penser qu’il veut des « purs », mais qu’il nous met sur un chemin … un chemin vers où ? ...Vers le bonheur ! Deux mots peuvent résumer tout mon propos au sujet de l’enseignement de l’Église sur l’amour dans le couple et la famille : humilité envers Dieu qui nous parle et douceur, bienveillance envers les autres, sans juger.

 

«C’est en raison de la dureté de vos cœurs que Moïse a formulé pour vous cette règle. Mais au commencement Dieu les fit homme et femme et tous deux deviendront une seule chair». Amen

 

P. Thibaud de La Serre

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Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

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