à propos des conférences de carême 2013

Publié le 5 Avril 2013

Lors des  conférences de carême le père Lasbenes, Jacques et Denis Pompey (père et fils) ont présenté divers aspects de l’église Sainte Jehanne de France, sa construction, la signification de chaque parcelle de cet édifice, le pourquoi et le comment passer de «l'ombre à la lumière».

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1.      1ère conférence : Jacques Bringuier1 : peindre la Foi, de la prière à l’œuvre. Artiste peintre qui y présenta ses représentations magnifiques, sculptures et peintures .

 Comprendre comment passer d'une vision de foi, de ce qu'est le chemin de croix à l'iconographie qui tentera de la porter. Qu'une icône est bien plus qu'une simple représentation narrative. Que c'est une contemplation dans la prière, qui tente de dire le mystère raconté par le passage de l'Evangile concerné. Tout ce qui est représenté dans une icône est là pour signifier quelque chose qui va bien au-delà d'une simple présence factuelle. Tout y est signification.

«Dans ce passage de l'idée à l'esquisse, de l'esquisse à la réalisation, réside toute la richesse de l'œuvre

 

2.      D'aucuns regretteront ne pas avoir assisté à la 2e conférence de Carême, de Jacques Pompey, en la salle paroissiale de l'église Ste-Jehanne, à Ganet. L'architecture de cette splendide église qui n'en finit pas d'étonner dans les arcanes de sa construction, était admirablement rendue par cette conférence magistrale du seigneur des lieux ce soir-là, Jacques Pompey.

Derrière une volonté délibérée de traduire la foi, par ses diverses représentations dans la valeur et l'utilisation des chiffres 7 (chiffre sacré) ou dix par exemple, dans chacun des aspects de cette bâtisse, pouvant apparaître comme autant de détails aux yeux des profanes, se cache une vraie stratégie de mise en pratique, afin de faire concorder, de faire intervenir en symbiose, l'art du bâtisseur et ses réalisations concrètes, avec les mystères de la foi chrétienne ; les nécessités d'un bon usage par des prêtres qui auront à y exercer leur sacerdoce avec les exigences de ce qu'il souhaite y suggérer, habilement d'ailleurs.

L'admirable et apparente simplicité de la bâtisse éveille en soi un sentiment profond de quiétude divine, inspirant respect et magnificence. Le mariage de la pierre et du bois, les jeux de lumière, jusqu'à son acoustique, tout est magiquement pensé et exécuté comme dans les meilleures partitions musicales où chaque signe, chaque annotation prend tout son sens.

 

3.       «Quel message nous livre l'église Ste-Jehanne ?»  le père Jean-Claude Lasbenes nous a donné un enseignement sur l'art de la prière chrétienne, à partir de l'église et de ses 3 renouveaux depuis le concile biblique (1962/1965), liturgique, biblique, œcuménique.

La vie de l'homme d'Eglise à Sainte-Jehanne

Le père Lasbènes nous a raconté «son parcours dans cette église, comment il l'a apprivoisée, comment elle lui a parlé petit à petit, les symboles (parfois fortuits) qu'il y décèle. Comment cette église l'invite à la prière. C'est un peu le mouvement inverse de ce qui nous a été narré jusque-là. La prière a donné une œuvre, et là, c'est l'œuvre qui fait naître la prière. En fait, c'est l'histoire de l'Église, avec toute sa tradition bimillénaire, qui est ici en jeu.

La prière des uns génère la prière des autres, dans la continuité de la présence divine, au-delà des années, des siècles. Rentrer dans une église romane invite toujours au silence, mille ans plus tard. Le père Lasbènes, homme de prière, a fait vivre de l'intérieur le fruit de son écoute silencieuse des lieux»

4.      «L'œcuménisme un passage obligé» fut le thème abordé lors de la 4eme conférence. En tant que laïc dominicain, Denis Pompey aborda à son tour un autre aspect de Vatican II: l'œcuménisme.

Différent du dialogue interreligieux (rapports du christianisme à l'islam, au judaïsme, au bouddhisme, etc.) et venant d'un mot grec qui veut dire l'universalité de l'Église, au-delà des divergences qui peuvent exister entre les peuples, l'unité du christianisme catholique, protestant, orthodoxe, ou anglican, etc.

Que signifie cette unité, jusqu'où va-t-elle, quels en sont les enjeux ? Comment se vit-elle en Lot-et-Garonne? Par quels divers événements et groupes de fidèles qui mènent cette communion au-delà des différences, dans un chemin partagé? Quel est le rôle de chacun, du théologien au simple fidèle? Quelle est l'interaction tacite entre les deux? Telles ont été les questions abordées.

 Un temps de louange partagé avec nos frères protestants clôtura cette soirée   .

                                                                            D’après « La Dépêche du Midi »

1. âgé de 80 ans, auteur notamment de nombreuses fresques dans diverses églises, du mont Saint-Clair à Sète, des Pyrénées, de l'hôpital de la Candélie, de l'ancienne église des Autas à Agen, etc

 

Rédigé par flo

Publié dans #Vie de la paroisse

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