Jn 3, 13-17

Publié le 14 Septembre 2013

Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Car Dieu a tant aimé le monde… Tourner ses yeux vers la croix, c’est comme tourner les yeux vers ce serpent ? Un serpent qui sauverait le monde, à l’inverse du serpent du mensonge. Le serpent n’est-il pas une image du Mal ? Son grouillement est synonyme de mort… Il faut se souvenir d’un passage de l’Exode, où Aaron et Moïse se retrouvent pour la première fois devant Pharaon, le Maître de l’Esclavage et de l’Enfer - mement. (Cf Ex 7.10-12)[1]

Il s’agit de la deuxième mention de serpents dans la bible, et l’on peut se demander ce que signifie cette scène, si on ne la lit pas à la lumière de Nb21 (le serpent d’Airain, et à l’ombre lumineuse de la croix. Les choses ne prennent sens qu’en réunissant ces trois textes. La croix est un instrument de supplice atroce, elle est l’image de la souffrance à l’état pur, conduisant inexorablement à une mort prochaine, elle est l’instrument du désespoir de celui qui s’y trouve cloué. Mais cloué à l’instrument de mort Il y a dans ce nouveau serpent d’airain qu’est le Christ comme un « venin » de Vie, l’antidote absolue au venin du Mal. A l’enfermement des culpabilités et du remord, à tous nos abandons devant la perte inexorable des jours qui passent, et dont nous savons qu’ils sont comptés. Il y a dans la croix un venin d’Espérance, face à tout le désespoir qui peut nous saisir devant nos enfermements, addictions, situations délétères et destructrices. Il s’agit de lever « les yeux vers celui qu’ils ont transpercé » (que nous avons transpercé)[2], et ce mouvement nous fait lever les yeux vers le Ciel, c’est à dire versl’Espérance et de la Lumière.Sans-titre.jpg

Alors, Seigneur, merci, parce que Tu m’as un jour saisi, et que Tu continues chaque jour à poser ta main sur mon épaule en m’invitant à avancer « sur la terre des vivants en présence de Seivneur ». Dans ce saisissement, je suis devenu un « mordu » de ta Vie. Et, en fait, c’est moi qui mords la Vie à pleines dents !



[1]Moïse et Aaron allèrent trouver Pharaon et firent comme l’avait ordonné Yahvé. Aaron jeta son bâton devant Pharaon et ses serviteurs, et il se changea en serpent.  Pharaon à son tour convoqua les sages et les enchanteurs, et, avec leurs sortilèges, les magiciens d'Égypte en firent autant.  Ils jetèrent chacun son bâton qui se changea en serpent, mais le bâton d’Aaron engloutit leurs bâtons.

[2] Za 12.10

                                                                                            Denis P.

Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

Publié dans #Evangile du jour

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