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Publié le 11 Janvier 2022

Homélie de la Nativité du Seigneur, Veillée de Noël, 24 décembre 2021

Chers enfants, chers grands, 

Vous tous, frères et sœurs dans le Christ Jésus,

Ecoutez … Ecoutez (on fait silence)

Entendez-vous ? Non ? Ecoutez le silence … Ecoutez le silence de la nuit de Noël …

Dans nos maisons, dans nos rues, dans nos centres commerciaux, nos oreilles, nos intelligences, nos vies s’habituent à des bruits en tous genres … Prenons-nous le temps parfois d’écouter le silence … ?

Cette nuit dans l’étable de Bethléem, Saint Joseph fait silence, silence pour admirer le petit enfant, silence pour adorer en lui le Dieu de toute éternité, dans lequel il a tant cru, et qui, par sa disponibilité, se donne à voir à ses yeux … Les yeux n’ont besoin ni de son, ni de bruit …

La Vierge Marie fait silence, silence pour contempler l’œuvre de Dieu, qui par amour de tous les hommes, de toutes les femmes, de tous les enfants, de chacun de nous, vient au monde grâce à elle. Dieu se fait homme en Marie. Elle aurait bien des raisons de faire « péter » le champagne… Mais non, la fête de la naissance n’a ni besoin des bruits de la vaisselle d’un grand restaurant, ni des chants d’une finale de football … Oups … de rugby, pardon …

Le silence de la Vierge Marie contemple l’humilité de Dieu …

Faire silence cette nuit … c’est faire taire autour de nous le vacarme de notre vie moderne, connectée … « Salut « gros », t’es où ? » … enceinte et écouteurs Bluetooth qui « crachent » 24h/24 musiques et informations plus ou moins bruyamment … Ecoutons le silence.

Faire silence cette nuit … c’est faire taire nos téléviseurs et nos ordinateurs, symboles de libération et de liberté … et si la liberté cette nuit c’était d’écouter le silence … Ecoutons le silence.

Faire silence cette nuit … c’est faire taire le grondement des armes, et des discordes entre voisins ou dans nos familles. Le prix de la différence entre les personnes et entre les peuples se situe dans le silence de la patience … Ecoutons le silence.

Faire silence cette nuit … c’est exiger dans la tête et dans le cœur de chacun que se taisent la jalousie, l’envie, la rivalité pour que jaillissent la joie et la paix de ce Nouveau-né … C’est faire taire en nous les remords … Ecoutons le silence.

Faire silence cette nuit, c’est taire les paroles blessantes qui sortent de notre bouche, les mensonges, les calomnies. C’est taire nos exagérations pour amuser la galerie, les plaintes insoutenables qui insultent ceux qui n’ont pas de mots pour dire leur souffrance, qui n’ont pas d’oreilles attentives pour entendre leurs misères. Ecoutons le silence.

Faire silence cette nuit,  c’est accueillir le silence de la Parole faite chair couchée dans cette mangeoire de Bethléem. Jésus parle dans le silence de la crèche … quelle paix profonde ! Ecoutons le silence.

Chers enfants, chers grands, il ne s’agit pas de faire silence afin d’éviter de réveiller le Nouveau-né, « chut … il dort ! ». Dieu dort ? Réveillons-le, nous avons besoin de sa paix, de son salut  … Notre silence porte toute notre vie. Cette vie que Dieu aime. Que notre silence le réveille !

A tous, Joyeux Noël !

Amen

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Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

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Publié le 6 Décembre 2021

Frères et Sœurs dans le Christ Jésus,

Pour nous orienter dans cette deuxième semaine de l’Avent, je nous inviterai à 3 mouvements que l’on pourrait résumer en 3 verbes : préparer, quitter, revêtir.

1. Préparer

Accomplissant la prophétie d’Isaïe, Jean le Baptiste insiste : « Préparez le chemin du Seigneur ».  Depuis plusieurs semaines déjà les vitrines des commerces orientent nos achats vers Noël … Nous apprêtons nos maisons : décorations, ménage, confection de la crèche et du sapin. Notre préparation à la fête de Noël ne peut pas être qu’extérieure. A Noël, nous fêterons notamment la venue de Jésus dans notre existence. Tout-petit, humble et pauvre, rejeté, il naît aujourd’hui, dans ma vie ! Il nous faut donc préparer le chemin qui le conduit à notre quotidien. Les illuminations ne peuvent pas être qu’extérieures, dans nos rues, dans nos jardins, sur les façades des maisons, à nos fenêtres en ce 8 décembre. Préparer le chemin du Seigneur, c’est notamment se laisser illuminer de l’intérieur … Laissons-nous toucher par ce mystère de Dieu qui nous rejoint. Il emprunte en nous le chemin de la prière, le chemin du silence, le chemin de la bienveillance, le chemin de la paix, le chemin de la charité.  

Associons une vertu à ce premier mouvement : la persévérance. Peut-être avons-nous déjà abandonné nos résolutions d’Avent … Peut-être ne les avons-nous pas encore prises … Peut-être ne songeons-nous pas, cette année, à faire dans nos maisons la crèche … Persévérons dans la prière et le silence, dans la bienveillance et dans la paix, persévérons dans la charité.

2. Quitter

Le prophète Baruc, nous invite avec Jérusalem à quitter notre robe de tristesse. Chers amis, il y a sans doute en nous et autour de nous, bien des raisons de porter un habit de tristesse. La violence traverse notre société et peut traverser aussi notre cœur. Le découragement peut nous habiter tandis que frappe la 5ème vague de cette épidémie. La difficulté à discerner la vérité peut nous enfermer dans une interrogation permanente et un manque de confiance dans la parole publique, religieuse, médicale, scientifique. Nous sommes peut-être confrontés à la maladie ou le deuil. Nous nous inquiétons pour l’avenir de nos jeunes et nous avons peur pour nos lendemains. Qu’est-ce qui nous habille de tristesse ? Je nous invite en ce début de semaine, à nommer nos tristesses et à les déposer au pied de la mangeoire de Bethléem. Oui, c’est un enfant qui va nous être donné. Peut-on résolument l’attendre dans le vêtement de tristesse.

A ce deuxième mouvement, je nous invite à associer la vertu de joie. C’est la joie qui doit transparaître de notre intelligence, de nos paroles, de nos gestes, de notre cœur.

3. Revêtir  

Le prophète poursuit en nous invitant à revêtir la parure de la gloire de Dieu. J’aime à rappeler que le vêtement dans la Bible manifeste l’identité de celui qui le porte. Au jour de notre baptême, nous avons revêtu le Christ. Quelle parure ! Cette parure n’est faite ni d’étoffes précieuses ni de fil d’or. Elle se constitue d’une personne : le Christ Jésus, lui-même. Interrogeons-nous : comment laissons-nous le Christ nous revêtir ? Peut-être préférons-nous qu’il nous vêtisse d’un habit court, bras et mains nus … afin qu’il n’habite pas nos gestes. Peut-être préférons-nous qu’il n’habille pas nos pieds, préférant aller comme bon nous semble, loin de lui, loin de notre devoir d’état … Peut-être préférons-nous qu’il ne nous recouvre pas la tête de son casque de salut, de son parfum de bonne odeur qui rejaillit sur nos paroles ou nos pensées. Baptisés, laissons le Christ nous revêtir même quand il s’agit de mettre sur nos épaules le vêtement de sa croix. 

Associons à ce troisième mouvement : la vertu de justice. Nous avons été marqués de l’huile royale du salut pour pratiquer la justice et plus spécialement auprès des plus pauvres. Il est juste de faire mémoire de notre vêtement, de nous rappeler que nous sommes au Christ. Il est juste de partager avec celui qui manque. Il est juste de prendre soin de la création en prenant soin du petit devant notre porte. Il est juste d’ouvrir notre vie au pardon.

Frères et sœurs, que cette 2ème semaine de l’Avent nous porte à préparer le chemin du Seigneur dans la persévérance, quittant notre robe de tristesse pour nous laisser habiter par la joie de la venue du Sauveur, revêtant le Christ pour pratiquer la justice.

Amen !                                                Votre Abbé, Jérôme

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Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

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Publié le 6 Décembre 2021

Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

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Publié le 27 Juin 2021

Homélie du 27 juin 2021 –

Frères et sœurs dans le Christ Jésus,

Par grâce, nous sommes devenus des fils de lumière. L’erreur peut nous plonger dans la nuit. Ezéchiel remarquait : « c’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde ». Nous devons mener le combat spirituel afin de ne pas tomber dans l’obscurité de la mort. Le Christ est notre lumière. En lui est la plénitude de la vie. Pour Saint Grégoire de Nysse la vie chrétienne se caractérise par trois choses : « l’action, la parole, la pensée ».

 

1 – la pensée (de laquelle découlent les 2 autres)

Notre pensée chrétienne est formée par la révélation divine. Notre pensée reçoit la connaissance de Dieu du Christ Parole, à partir des Saintes Ecritures. Notre pensée acquiert et nourrit sa foi dans les symboles de foi de l’Eglise. Notre pensée entre en dialogue avec le Père, par le Fils, dans l’Esprit Saint, dans la prière. Prier ce n’est pas seulement dire un tas de choses, c’est faire silence en nous, pour que dans ce silence, l’amour de Dieu puisse se répandre en nous. Notre pensée se forme en recevant la loi naturelle ou la loi morale.

Notre pensée est sans cesse sollicitée par les bruissements du monde qui nous entoure. Elle reçoit beaucoup d’informations qu’elle doit classer, discerner, refuser ou développer. Notre pensée s’émerveille des joies, des bonnes nouvelles qui nous touchent. Elle n’est pas insensible au mal physique, psychique, moral, affectif, sociétal qui touche notre personne, notre famille, la société. Devant le mal, ce qui conduit au mal et l’auteur du mal, notre pensée de chrétien doit résolument se tourner vers le Christ, approcher le Christ, vouloir de lui guérison et  vie.

 

2 – la parole

Notre parole doit donc se faire l’écho de la présence du Christ en nous. Elle doit être empreinte de charité et de miséricorde. S’il est vrai qu’il n’y a pas de miséricorde sans justice et que renseigner un pécheur sur son péché est œuvre de miséricorde, notre parole ne doit pas faire état que de ce qui ne va pas. Notre parole doit se faire consolation, encouragement, compassion. Elle doit donner des paroles d’espérance et même de pardon … Elle doit se revêtir de respect et de prudence, telle celle des différents acteurs de l’évangile d’aujourd’hui. Notre parole doit aussi se taire pour faire advenir la parole de l’autre : me taire pour que l’autre existe. Avons-nous remarqué ? Sur la croix, la Parole se tait … Il est des occasions ou notre silence se fait parole. Notre parole doit dire les mots de la foi et prononcer le nom qui dépasse tout nom : Jésus !

Chers amis, devant les autres et avec les autres, notre parole peut s’emballer … voire déraper ! En fils et filles de lumière, interrogeons-nous, notre parole a-t-elle servi à rendre le monde plus beau ? Ou mieux, la parole que je vais dire va-t-elle servir à élever les pensées et les cœurs ?

 

3 – l’action

Saint Grégoire de Nysse insiste : « c’est par nature la même pureté que l’on voit dans le Christ, et chez celui qui participe au Christ ». Notre action se fait le juge de qui nous sommes. Notre action est le reflet de notre être intérieur. Notre vie chrétienne se voit par la générosité de notre don. Saint Paul rappelait que la charité ne doit pas nous mettre dans la gêne mais éveiller en nous le désir d’égalité. Au nom de la vertu de justice, perfectionnée par la vertu de charité, je dois aider celui qui est dans le besoin. Cette aide n’est pas que matérielle.

L’action du chrétien ne peut se situer à l’opposé de sa pensée et de sa parole. Devant la souffrance quelle qu’elle soit, devant le mal et même face à notre propre péché, nous devons recourir au Christ. De lui sort une force : celle de la guérison et de la vie. S’approcher du Christ à la manière de l’hémorroïsse et toucher le bord de son vêtement c’est vivre des sacrements. Peut-on communier le dimanche, dire « Je crois en Dieu » et toute la semaine vivre de l’horoscope ?

Devant la souffrance nous sommes parfois prêts à tout même à recourir à des guérisseurs, des désenvouteurs et autres médiums … parfois, sans discernement. De qui vient la vie ? De qui vient la guérison ? Sommes-nous sûrs que toutes ces pratiques viennent de Dieu ? Je nous mets en garde. Ces pratiques sont parfois accompagnées d’occultisme, et le fils de la lumière, guéri d’un mal se retrouve plongé dans l’obscurité, pris dans les cernes du Malin. Toute guérison n’apporte pas le salut.

Approchons-nous de celui qui sauve dans cette eucharistie, présentant notre pensée, notre parole et notre action. Qu’elles servent la gloire de Dieu et le salut du monde.                                                                Amen   

                                                                                                                                                        Votre Abbé, Jérôme

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Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

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Publié le 13 Juin 2021

Homélie du 13 juin 2021 – Messe en famille –

Chers enfants, chers jeunes, frères et sœurs dans le Christ Jésus,

Après cette longue période du Carême, Temps Pascal, et les deux solennités de la Sainte Trinité et du Corps et du Sang du Seigneur, nous nous réunissons désormais pour célébrer les dimanches du Temps Ordinaire. Dans l’ordinaire de nos vies quotidiennes, nous sommes invités à laisser de la place à l’extraordinaire : Dieu lui-même. Ce dimanche, accueillons la Parole de Dieu. Accueillons-la dans la confiance. Elle ouvre en nous un chemin d’espérance … Croire c’est croître.

 

1 – Confiance

Le passage de la prophétie d’Ezéchiel entendu dans la première lecture s’achève ainsi : « J’ai parlé et je le ferai ». Dieu ne peut pas se tromper, et il ne peut pas nous tromper. Ce qu’il dit, il le fait. Dans les récits de création de la Genèse dans la Bible, il y a simultanéité (en même temps) entre la parole et la création. Quand Dieu dit, ce qu’il dit vient au jour : la Parole de Dieu est créatrice. Le vrai, le beau, le bon, par notre péché peuvent être défigurés, abîmés en nous … Par son pardon, sa miséricorde, la Parole de Dieu répare en nous, ce que le mal a dénaturé, ce que notre péché a esquinté. La Parole créatrice est aussi re-créatrice.  Dieu va jusque là parce qu’il nous aime. Comment ne pas faire confiance a quelqu’un qui nous aime. La Parole de Dieu est semée en chacun de nous, qui que nous soyons, par amour. Ce peut être une toute petite graine. Mais le semeur c’est le Christ. Pour rejoindre nos réalités et nous laisser libre de le choisir, il dépose ce qui peut paraître bien petit, bien dérisoire. Le résultat peut s’avérer colossal, alors patience …

 

2 – Espérance

Cette semence en nous ouvre un chemin d’espérance. Avant l’évangile nous traçons sur nous 3 petites croix. D’abord sur le front. C’est la « façade » de notre intelligence. Nous accueillons cette parole par notre écoute et nous la mémorisons. Puis vient la croix sur la bouche. C’est la « porte » de notre témoignage. De celle-ci, sortent nos « Amen », j’adhère, « I’m OK ». Et enfin une croix sur notre cœur. C’est la « serre » de la germination. C’est là que la Parole grandit en nous, qu’elle fait écho en notre vie. Dans la foi, tout ne se passe pas au niveau du cerveau. Notre cœur, est le sanctuaire (le lieu sacré), dans lequel je me retrouve seul avec moi-même mais en présence de Dieu. Dans mon cœur, la Parole peut germer. Mes difficultés scolaires, mon mauvais caractère, mes incapacités physiques et même mes fautes ne peuvent pas empêcher totalement cette germination. Je peux laisser à Dieu la place qui est la sienne, dans ma vie, dans mes occupations ou préoccupations, dans mes projets, dans mes regrets. Telle cette petite graine de foi déposée en mon cœur peut faire de moi un grand croyant, aussi puis-je à mon tour devenir malgré mes petitesses quelqu’un de grand aux yeux de Dieu.

 

3 – Croire et croître

Chers parents, c’est enfin plus spécialement à vous, que je m’adresse maintenant. Pour croître dans la liberté, grandir, votre enfant a besoin que vous lui fassiez confiance. Il a besoin pour son équilibre, pour grandir de sentir autour de lui des adultes qui se font confiance. Comme chacun de nous, vos enfants sont des personnes capables de Dieu, des êtres spirituels. Il n’est sans doute pas facile aujourd’hui dans votre cercle amical, dans votre milieu professionnel, dans votre quartier de témoigner de votre attachement au Christ. Peut-être aussi n’êtes-vous pas très à l’aise pour parler de votre foi à vos enfants, pour répondre à leurs questions, parce que vous n’avez pas les mots, ou que votre catéchisme aurait besoin d’une formation adaptée à votre  intelligence d’adultes.  Permettez-moi cependant de vous remercier car vous osez éduquer vos enfants dans la foi chrétienne. Croire, c’est croître. Croire c’est certes laisser croître la Parole de Dieu en nous, la charité du Christ en nous. Mais croire, c’est aussi croître pour devenir homme ou femme libre.

 

Chers enfants, chers grands. La Parole de Dieu qui crée et recrée nous invite à la confiance. Elle nous enseigne que tout est possible en Dieu car rien n’est impossible à Dieu. Cette Parole, c’est le Christ. Nous l’accueillons maintenant dans le mystère de l’Eucharistie.                

 

Amen                                                                                                                               

Votre Abbé, Jérôme

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Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

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Publié le 6 Juin 2021

Homélie du 06 juin 2021 – Fête du Corps et du Sang du Christ –

Frères et sœurs dans le Christ Jésus,

Dimanche dernier, je définissais le terme mystère, vérité de foi révélée dans l’Ecriture Sainte ou enseignée par l’Eglise. Je nous le remémore ce dimanche car nous célébrons le mystère du Saint Sacrement, mystère du Corps et du Sang du Christ : présence réelle qui suscite le respect. Mais qu’en est-il de la communion dans la main ?

 

1 – Présence réelle

Nous le savons, dans l’Eucharistie, le Christ Jésus est présent, non de manière symbolique. En communiant à l’hostie consacrée, c’est véritablement le corps et le sang du Christ, dans son corps et son âme, dans son humanité et dans sa divinité que nous recevons. Il nous est donné dans sa vie terrestre, dans sa passion et dans sa mort, dans sa résurrection, son ascension, sa glorification. Il est tout entier présent, dans chaque hostie et dans chaque parcelle de sorte que la fraction du pain ne divise pas le Christ. Après les paroles de la consécration, ce que nous voyons, goûtons, sentons, touchons du pain et du vin demeure inchangé. Cependant, la substance des espèces, de la matière, l’être véritable est changé. Le pain et le vin sont « convertis » pour devenir véritablement le corps et le sang du Christ. Le Christ est la communauté rassemblée, il est la Parole proclamée, il est la paix que nous nous échangeons dans la messe, il est le pauvre qui mendie notre charité, il l’est aussi réellement. Dire de l’Eucharistie qu’elle est présence réelle revient à dire qu’elle l’est par excellence. C’est ce qui place ce sacrement au-dessus de tous les autres … que ce mystère est grand !

 

2 – Respect

La collecte d’ouverture de la messe demandait au Christ de nous donner « de vénérer d’un si grand amour le mystère de ton corps et de ton sang ». La composition et la tournure de cette phrase nous transporte dans le domaine du sacré. Ce mystère est grand car c’est le mystère dans lequel le Christ se donne à chacun de nous. Il est grand car c’est le mystère dans lequel nous recevons le Christ dans notre vie telle qu’elle est. Ceci doit engager de notre part, personnelle et communautaire, une attitude de respect vis-à-vis de la sainte hostie. La messe ce n’est ni un pique nique ni les retrouvailles d’une bande de copains à la terrasse d’un bar. La messe c’est la célébration du mystère de l’Eucharistie. Et en consacrant un dimanche à la fête de ce mystère, l’Eglise enseigne l’importance de ce sacrement. Il est vrai que dans son humilité, le Fils ne cesse de s’abaisser (la kénose) jusqu’à la mort de la croix, d’un abaissement de liberté, de volonté, d’obéissance. Cependant, je ne dois pas, au nom de cela, à mon tour,  l’abaisser ou m’excuser de toute légèreté sous-prétexte qu’il est l’humilité. Puisqu’il s’est abaissé, il m’autoriserait à l’abaisser : NON ! Je dois le vénérer le « révérer » dirait St Ignace de Loyola, me préparer au dimanche, même parfois par la confession : ce mystère est grand !

 

3 – Recevoir la communion dans la main

Ce que je veux dire maintenant peut déranger ou heurter. Ce n’est ni ma mission, ni mon désir. Je vous impose de recevoir la communion dans la main, suivant la directive de nos évêques, en cette période de pandémie. Rappelons que la communion dans la main fait partie de la belle et grande tradition de l’Eglise. Saint Cyrille de Jérusalem, au IVème siècle enseignait : « Quand tu t’approches de l’Eucharistie, fais de ta main gauche un trône pour ta main droite, puisque celle-ci doit recevoir le Roi et, dans le creux de ta main, reçois le corps du Christ en disant : Amen ». Nous pouvons penser que communier dans la main tend à faire perdre le sens du sacré et entraine de ce fait un manque de respect. Une personne à ce sujet m’enseignait, que nos mains, au vu de ce à quoi elles servaient, étaient bien sales pour recevoir le Christ. Je n’ai pu m’empêcher de répondre : « et ma langue ! ». L’acte-même de la communion ne peut se vivre sans la pratique communautaire, surtout quand une indication est donnée par charité pour la santé des plus faibles. Chers amis, ce qui est premier dans l’Eucharistie c’est le DON de Dieu et non ma réception. Ce mystère est grand, tellement grand qu’il me rejoint dans ma petitesse pour m’élever jusqu’à Dieu.

 

Frères et sœurs je demande pardon à ceux que j’ai blessés en insérant un commentaire de cette pratique dans mon homélie en cette grande fête. Mais à tous je veux redire la nécessité de notre unité, de notre communion dans le Christ. Priez pour moi.  

Amen                                                                                                                               

Votre Abbé, Jérôme

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Publié le 31 Mai 2021

Homélie du 30 mai 2021 – Sainte Trinité – Baptêmes d’Alexandre (et première communion) et Jade

Cher Alexandre, Chère Jade et vous tous, frères et sœurs dans le Christ Jésus,

 

Pour parler de la trinité je préfère le terme « mystère » au terme « concept ». Qu’est ce qu’un mystère ? En famille, quand on dit d’une chose que c’est un mystère c’est qu’on n’en sait pas grand-chose, ou qu’on n’y comprend rien. Ici « Mystère » est à entendre comme une vérité qui nous est révélée par la Bible ou enseignée par l’Eglise. On peut toujours en comprendre quelque chose. Mais jamais notre intelligence en a perçu toutes les dimensions. Le mystère est une vérité de foi dont on n’a jamais fini d’approfondir la compréhension. Et cette vérité cimente notre communion.

 

1 - Mystère

Nous célébrons aujourd’hui la vérité d’un Dieu unique en trois personnes distinctes. Ce mystère semble caché à beaucoup. Il est refusé par ceux qui, croyant en un seul Dieu, voit en nous une croyance en 3 dieux distincts. Je vais tenter une image pour mieux comprendre. Nous sommes tous des personnes distinctes et pourtant nous sommes tous de la même humanité. La personne du Père est distincte de celle du Fils et de celle de l’Esprit Saint.  Mais les trois « est » Dieu. Cette tournure grammaticale choque nos oreilles, parlons donc de Trinité, la Trinité est Dieu. Cette unité est indivisible. Ce n’est pas la somme des trois qui fait Dieu. Dieu est trine. Le Père n’est pas plus Dieu que le Fils qui le serait moins que l’Esprit. Il y a autant l’être de Dieu dans le Père que dans le Fils et que dans l’Esprit. Pour nous chrétiens, c’est le Fils fait homme, Jésus qui nous révèle le Père et qui envoie l’Esprit Saint. Les mots de l’intelligence peuvent nous aider à comprendre, mais sans la foi, nous ne saisissons rien de cette réalité de la Trinité.

 

2 - Foi

Avons-nous remarqué dans l’Evangile que nous venons d’entendre ? A l’Ascension, certains disciples eurent des doutes. Malgré cela, ils restent pour entendre les dernières recommandations du ressuscité. C’est avec leurs doutes qu’ils continuent à constituer l’équipe des Apôtres. Si bien qu’eux tous, rassemblés avec la Vierge Marie recevront l’Esprit de Pentecôte. Avez-vous remarqué chez les adultes ? Et peut-être en avez-vous déjà fait l’expérience ! Quand on a des doutes sur quelqu’un, on passe beaucoup de temps soit à se rassurer « c’est pas possible, c’est pas vrai », soit à mener l’enquête. Quand surviennent les doutes dans la foi, on pourrait être tenté de tout plaquer, et de vivre sans Dieu. On oublie que la foi est un don : un don de Dieu. On oublie que la foi est vivante. Elle a donc besoin de se nourrir, de s’entretenir. On oublie que nous sommes responsables de la foi que nous avons reçue. La faire grandir seuls, avec notre intelligence, notre savoir, notre dictionnaire, c’est risqué de se tromper et de croire du faux. Notre foi se nourrit de la foi de l’Eglise. C’est un sens du terme communion.

 

3 - Communion

Comme les trois personnes de la Trinité sont unies les unes aux autres par leur divinité. Nous sommes unis les uns aux autres par les grâces que nous recevons de Dieu dans les sacrements. En instituant l’équipe des 12, notre Seigneur a voulu plus qu’une équipe de vainqueurs sans faute dans le jeu. Il a institué l’Eglise par laquelle il se rend présent au monde. Cette Eglise, elle est faite de pécheurs, de blessés, de fêlés même.  Mais il la rend sainte. Il la constitue Peuple de Dieu dans le Baptême, Corps du Christ dans l’Eucharistie, Temple de l’Esprit Saint dans la Confirmation. Dans un instant, je demanderai au Seigneur de ne pas regarder nos péchés mais la foi de son Eglise. Nos péchés divisent notre vie, notre être intérieur, ils divisent au cœur du monde et au sein de l’Eglise. Mais la foi nous fait entrer en communion les uns avec les autres. La foi est le ciment de notre vie chrétienne.

 

Chers enfants, chers grands, pour entrer dans le mystère de la Trinité, il nous faut beaucoup d’humilité : humilité de la foi en Dieu, humilité de la confiance en l’Eglise.                                                                              Amen

 

Votre Abbé, Jérôme

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Publié le 26 Mai 2021

Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

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Publié le 24 Mai 2021

Homélie – Pentecôte – Confirmation d’un adulte

Frères et sœurs dans le Christ Jésus,

 

Cher Aymeric, dans un instant, vous allez faire profession de foi. Trois temps marquent l’enracinement de notre foi dans la foi de l’Eglise : receptio, redditio, transmissio. Et je voudrais, ce soir, les commenter à partir de trois verbes : entendre, marcher, témoigner (ou rendre témoignage). L’Esprit Saint est l’acteur principal de ces trois temps.

 

1. Entendre : le temps de la réception (receptio)

L’Esprit Saint envoie à notre esprit « un rayon de sa lumière » pour que nous comprenions les choses de Dieu. Pour les comprendre, il ne s’agit pas seulement d’écouter, mais bien d’entendre. Le soir de la Pentecôte tous ceux qui sont présents entendent les apôtres parler dans leur langue des merveilles de Dieu. Le dimanche nous pouvons faire profession de foi avec une prière appelée symbole des Apôtres. Ce symbole est le condensé de ce qui est contenu dans le Nouveau-Testament. Nous considérons que le témoignage que nous devons recevoir des apôtres s’arrête à la mort du dernier apôtre. L’Esprit Saint ne peut avoir caché (depuis cet évènement pentecostal) un écrit essentiel de l’un d’eux. Nous croyons que tout est contenu de leur message, sur la Bonne-Nouvelle de Jésus-Christ, dans ce Nouveau Testament. Nous nous le transmettons depuis ce discours de Pierre dont nous avons entendu aujourd’hui un extrait dans les Actes des Apôtres. Recevez ce message !  Entendez ce qui est contenu dans cette bonne nouvelle des merveilles de Dieu !

 

2. Marcher : le temps pour dire sa foi (redditio)

L’Esprit qui nous rassemble a conservé jusqu’à nous les mots de la foi. Il a formé votre intelligence dans la foi. Il a fait grandir en vous la liberté de croire. L’Esprit Saint unifie l’Eglise comme il unifie le cœur de chacun. C’est lui qui fait l’unité entre les mots que nous proclamons dans la foi et notre façon de vivre. Nous devons marcher sous la conduite de l’Esprit Saint. Dire sa foi dans les actes que nous posons, fait grandir notre foi. Le bien que nous faisons en actes, au nom de notre foi, dispose en nos cœurs des fruits : les fruits de l’Esprit Saint. Je me permets d’employer une image. Comme l’arbre fleurit au printemps laissant voir la beauté de ces fleurs, et la bonne odeur de leur parfum, ainsi en est-il de nos bonnes actions. Comme l’arbre donne des fruits pour la santé du corps, pour satisfaire notre goût aussi, ainsi en est-il des fruits de l’Esprit en nous. Quand notre foi s’accompagne d’actes bons, l’Esprit nous comble d’amour, de joie, de paix, de patience, de bonté, de bienveillance, de fidélité, de douceur et de maîtrise de soi.

 

3. Témoigner : le temps pour transmettre sa foi (transmissio)

Ceux qui comme vous, cher Aymeric, se sont convertis connaissent précisément un avant et un après … L’amour de Dieu dans un évènement, une parole, une rencontre, les a comme vous, retournés. Vous avez fait une expérience de Dieu qui marque le début de votre cheminement. L’Esprit Saint est présent au principe de cette quête. Mais chacun de nous, peut aussi dans une étape de notre vie, dans une rencontre, un évènement, une confession donner un exemple de l’amour de Dieu qui se fait sentir dans notre existence … C’est Dieu qui passe ! Et l’Esprit Saint nous le fait sentir, nous le fait ressentir. Nous ne pouvons continuer comme avant sans dire ce qui nous habite ou plutôt qui nous habite. C’est le temps de rendre témoignage. Nous voilà envoyés pour transmettre la foi. Nous sommes envoyés pour témoigner que ce Jésus qui est passé en faisant le bien, notre péché l’a crucifié. Mais Dieu l’a ressuscité pour notre salut, faisant de nous des fils adoptifs en Jésus le Christ. Vous et moi, nous connaissons de quel amour nous sommes aimés de Dieu ! Nous ne pouvons le taire. Nous devons dire à tous et partout que ce Dieu nous veut libres et que notre liberté grandit en l’accueillant ! Souvent, notre témoignage peut aller à contre-courant du monde. Dans ce monde qui manque d’espérance, il est nécessaire d’annoncer cette bonne nouvelle de Jésus-Christ. Rendre témoignage conduit, encore aujourd’hui des chrétiens au martyre. Comme les apôtres, laissons l’Esprit Saint faire sauter les verrous de la peur en nous et partons témoigner du Christ avec audace.

 

Chers amis, ce qui est valable pour Aymeric est valable pour chacun de nous. Dans ce mystère de la Pentecôte faisons mémoire de notre confirmation. Entendons la parole de foi des apôtres, marchons sous la conduite de l’Esprit Saint, rendons témoignage jusqu’au bout.                                            Amen

Votre Abbé, Jérôme

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Rédigé par Paroisse Sainte Catherine du Passage

Publié dans #Homélies

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Publié le 17 Mai 2021

Homélie du 16 mai 2021, 7ème Dimanche de Pâques (B), Sacrement des malades

Frères et sœurs dans le Christ Jésus,

Dans sa lettre, Jean révèle l’identité de Dieu : « Dieu est amour ». L’amour humain, notre amour repose sur un trépied : l’amour de Dieu, l’amour de soi et l’amour des autres (aimer son prochain comme soi-même). Cet amour peut se montrer fragilisé par la maladie. La grâce du sacrement des malades le transforme.

1. Dieu nous rend apte à l’aimer

Dieu est, en lui-même, relation d’amour. L’Esprit Saint est l’amour entre le Père et le Fils. Et Dieu nous donne part à son Esprit. En nous aimant le premier, en nous donnant part à son Esprit, Dieu nous rend apte à l’aimer, l’aimer de tout notre cœur, de tout notre être. Et vivre en Dieu, vivre de Dieu transforme nos capacités à aimer. Mais c’est Dieu qui nous choisit. C’est lui qui désire demeurer en nous par son amour. Il fait la plus grande partie du chemin qui nous sépare de lui, s’engageant ainsi dans une démarche il vient interroger notre liberté. Souhaitons-nous l’amour dont il nous aime ? Oui ? Il vient alors demeurer en nous son amour atteint la perfection. Dans le sacrement des malades, telle l’huile qui imprègne, Dieu imprègne de son amour nos corps souffrants, nos esprits souffrants : « que le Seigneur en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint ».

2. S’aimer soi-même

Cet amour de Dieu en nous équilibre notre amour humain afin que nous évitions de sombrer dans les dangers de l’égoïsme qui enferment ou dans ceux de l’oubli de soi qui permet à l’autre de me réduire en esclavage.

Frères et Sœurs malades, porteurs d’un handicap, ou affaiblis par l’âge et ses infirmités, combien il est difficile de s’aimer soi-même ! Quand notre corps change, quand nous ressentons les douleurs physiques ou que nous souffrons moralement, comme il est difficile de s’aimer soi-même ! Quand nous sommes soumis aux aléas d’examens médicaux, soucieux des résultats, dans une attente infernale, comme il est difficile de s’aimer soi-même ! Quand nos limites humaines nous font prendre conscience de notre finitude, comme il est difficile de s’aimer soi-même ! Quand nous devons nous en remettre aux gestes des autres, famille, corps médical, auxiliaire de vie, comme il est difficile de s’aimer soi-même ! Quand nous sommes vulnérables et que nous nous montrons fragiles, fragilisés, comme il est difficile de s’aimer soi-même ! Quand la maladie, le handicap, la vieillesse nous font croire que « nous ne servons plus à rien », comme il est difficile de s’aimer soi-même ! Quand nous n’arrivons plus à prier, comme il est difficile de s’aimer soi-même !

La croix … seul le crucifié, visage de Dieu qui nous a tellement aimés, rend possible l’amour de soi dans de telles circonstances … Tout à l’heure, votre front et vos paumes de mains seront marqués de l’huile, puisse l’amour du crucifié se greffer sur ce qui souffre en vous pour que grandisse en vous son amour, pour vous-mêmes et pour tous ceux qui vous accompagnent dans ce quotidien de difficultés.

3. Le sacrement des malades nous rend témoins de la résurrection

L’Esprit Saint suscite Mathias pour compléter le groupe des 12. Avec les apôtres, il sera témoin de la Résurrection. Ce matin, l’Esprit Saint vous est donné afin que « libérés de tous péchés, il vous sauve et vous relève ». Ce verbe « relever » pourrait être remplacé dans la tradition biblique par « ressusciter ». Dans vos corps meurtris par la maladie, le handicap ou le grand âge, dans vos esprits affaiblis par l’inquiétude, l’incompréhension, l’oubli ou l’écho qui tourne en boucle, l’Esprit Saint veut déposer la vie du Ressuscité. Puissiez-vous percevoir que, mystérieusement, par vos souffrances, vous participer au salut du monde, à la vie du monde. Vous avez donc besoin de la grâce pour que Dieu agisse en vous, en votre faiblesse.

Chers amis, merci de votre foi, de votre amour du bon Dieu qui vous amènent aujourd’hui à recevoir ce sacrement. Vous êtes pour nous un témoignage, vous êtes pour nous témoins du Ressuscité.

Amen                                                                                                                                                           Votre Abbé, Jérôme

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